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Qu'est-ce que le diabète ?

C'est une maladie fréquente, connue depuis fort longtemps. C'est une maladie chronique, que l'on ne peut guérir,
mais que l'on peut traiter efficacement. Il existe deux grands types de diabète :

Le DIABÈTE GRAS : ne nécessite pas de traitement par l'insuline et survient généralement chez les gens
obèses, ayant la cinquantaine. Le traitement est surtout l'amaigrissement, avec retour à un poids normal.
Le pancréas fonctionne partiellement , tout se passe comme si l'insuline qu'il fabrique ne suffisait plus
( surtout à cause de l'excès de poids).

Le DIABÈTE MAIGRE ou DIABÈTE INSULINO - DEPENDANT : le pancréas est atteint et ne fabrique
pas du tout ou presque pas d'insuline : la vie du malade dépend du traitement par l'insuline.
C'est comme si le pancréas de la personne malade avait été purement et simplement enlevé.
Ce diabète est le moins fréquent : 20 à 25 % de la totalité des diabétiques.
On y retrouve tous les signes caractéristiques de la maladie :
- polydipsie, c'est-à-dire la soif,
- polyphagie : faim exagérée,
- polyurie : élimination de plusieurs litres d'urine par jour, amaigrissement, fatigue permanente ou à l'occasion d'efforts.

 

Qu'il s'agisse du diabète gras ou du diabète insulino-dépendant, le traitement a pour but de maintenir, toute la journée, une glycémie normale.
La normalité de la glycémie permet d'éviter l'apparition des complications dégénératives.
Les différents éléments du traitement sont donc :

- les médicaments
- l'alimentation
- l'activité physique

La surveillance effectuée en majeure partie par le patient 

se fera surtout sur :

- la glycémie
- le poids

Tout ceci doit permettre au diabétique de mener une vie normale

 

DIABÈTE SUCRE : excès permanent de sucre dans le sang : c'est l' HYPERGLYCÉMIE.

DIABÈTE MAIGRE : le pancréas ne fabrique plus d'insuline : l'insuline est la seule hormone de l'organisme permettant d'utiliser le sucre

Le malade doit donc s'injecter l'insuline qu'il ne peut fabriquer.

La qualité de l'équilibre repose sur les injections d'insuline,
la régularité des repas : 3 repas principaux, 3 collations.
Le nombre d'injections quotidiennes n'a pas de rapport avec la gravité du diabète.

HYPOGLYCÉMIE : c'est l'ensemble des signes causés par le manque de sucre dans le sang ; elle peut être due à un excès d'insuline associé ou non à une alimentation insuffisante. L'hypoglycémie doit être prévenue : il est en effet nécessaire
d'avoir sur soi en permanence, un sucre pour parer à toute alerte.

ACÉTONE : en l'absence d'insuline, l'organisme ne peut utiliser les sucres ; il y a accumulation dans le sang.
Le foie fabrique alors de grandes quantités de sucre aggravant l'hyperglycémie.
Dans ces circonstances, l'organisme se nourrit de graisses ; il y a alors production d'acétone.
Elle se manifeste dans les urines : 

c'est l' ACÉTONURIE. 

Même avec la dose habituelle d'insuline, une acétonurie peut apparaître
L'insuline se révèle inefficace : il s'agit d'un état d' INSULINORESISTANCE.
Il est alors indispensable d'en rechercher la cause : maladie passagère, infection dentaire, infection urinaire...
Cet état nécessite une augmentation de la dose d'insuline.


L 'INSULINE

Chez les diabétiques insulino-dépendant, le pancréas est déficient et ne secrète plus assez d'insuline ; or l'insuline est une hormone vitale : l'apport d'insuline est indispensable à la vie.
Jusqu'à présent, il n'a pas été possible de fabriquer une insuline active par voie digestive, parce qu'elle est détruite par les sucs digestifs, dans l'estomac en particulier. Il n'existe pas d'insuline en comprimés, la forme injectable est la seule voie possible actuellement. 

L'insuline provient du pancréas d'animaux (porc et bœuf).
Mais il existe différents types d'insuline :

- l'insuline rapide qui a un délai d'action de 10 minutes et dont la durée d'action est de 2 à 6 heures
- l'insuline semi-lente a un délai d'action de 30 minutes et une durée d'environ 12 heures
- l'insuline lente a un délai d'action d'une heure et dure environ 24 heures

La durée d'action varie chez chaque individu ; il faudra choisir pour chacun l'insuline qui donnera les meilleurs résultats.

Combien d'injections sont nécessaires ?
L'enjeu du traitement est énorme : il faut que la glycémie soit la plus normale et la plus stable possible, pour éviter les complications dégénératives. Le bénéfice d'un bon traitement se fera sentir à long terme sur des dizaines d'années.

L 'ALIMENTATION

Les principes sont simples :

- éviter les montées brutales et importantes de la glycémie
- éviter les baisses trop importantes de la glycémie

Pour cela, il faut :

- supprimer des sucres d'absorption rapide : ils font monter brutalement la glycémie
- éviter les prises de grandes quantités de sucres à un seul repas (il faut que les sucres soient répartis dans la journée)
- ne pas rester trop longtemps sans manger, car l'insuline injectée agit en permanence.


L 'ACTIVITÉ PHYSIQUE

Elle accroît l'efficacité de l'insuline. Une activité physique régulière participe favorablement au maintien d'une glycémie normale. Mais une activité physique inhabituelle peut-être à l'origine de déséquilibre (hypoglycémie).


Ici, le pancréas est fonctionnel, mais un peu ralenti. Le besoin en insuline est souvent important, et ce, à cause de l'excès de poids. Les objectifs du traitement seront :

- réduire la surcharge pondérale jusqu'à la normalisation
- maintenir le poids normal
- normaliser la glycémie : la perte de poids pourra suffire. Toutefois, il peut être urgent de normaliser la glycémie si l'amaigrissement n'a pas suffit. On peut alors utiliser des médicaments ; les hypoglycémiants oraux sont des comprimés qui stimulent le pancréas pour en faire sortir l'insuline déjà sécrétée et améliorent l'efficacité de l'insuline. Mais ils nécessitent un pancréas fonctionnel.

L'alimentation consistera d'abord en un régime amaigrissant. 

Il faudra éviter les variations brutales de la glycémie donc :

- supprimer les sucres rapides
- équilibrer les 3 repas.

Il sera alors nécessaire de fractionner l'alimentation, comme pour les diabétiques insulino-dépendants.


POURQUOI LE MANQUE D' INSULINE ENTRAÎNE - T - IL UNE ACÉTONURIE ?

En présence d'insuline, le sucre que l'on mange et qui passe dans le sang peut entrer dans les cellules
où il servira d'énergie aux muscles pour faire des mouvements, au foie pour faire des réserves, aux tissus pour se régénérer.

 En présence d'insuline, la cellule dispose de l'énergie dont elle a besoin : le sucre peut entrer.
Mais quand il y a manque d'insuline, le sucre ne peut pénétrer dans les cellules

En cas de manque grave d'insuline :
- la cellule trouve une énergie de secours : les graisses
- l'utilisation des graisses conduit à l'accumulation des graisses conduit à l'accumulation des déchets inhabituels : l'acétone.
- ces déchets passent immédiatement dans l'urine : acétonurie positive.

Il y a donc, hyperglycémie puis glycosurie. 

Les cellules, privées de leur énergie habituelle, vont trouver une solution de secours : elles utilisent les graisses. Or, les graisses, ne sont pas habituellement la source d'énergie la plus utilisée (c'est le glucose).
Le brûlage des graisses fait des déchets qui s'accumulent de façon anormale dans le sang : les corps cétoniques sont épurés par le rein ; ils passent donc dans les urines

En l'absence d'insuline, le corps ne peut pas fixer les aliments, ni les utiliser pour vivre. Le sucre traverse le corps sans être utilisé, il passe directement dans les urines.
Il y a : HYPERGLYCÉMIE et GLYCOSURIE, mais aussi, fatigue, urines abondantes, soif intense, amaigrissement.
Tous ces symptômes signent le MANQUE D' INSULINE .


Le traitement a pour but de faire conserver au malade une vie normale.
Petit récapitulatif, pour conclure :

- Pour le diabète insulino -dépendant

- l'insuline est indispensable à la vie
- l'insuline ne peut être qu'injectée
- l'alimentation doit être fractionnée

- Pour le diabète non insulino -dépendant

- l'amaigrissement suffit souvent à normaliser la glycémie
- les comprimés sont un complément du traitement :

-                               ils ne contiennent pas d'insuline
- ils peuvent provoquer des hypoglycémies
- ils impliquent le fractionnement des repas

 

 

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